La plaine alluviale de Montélimar, étalée entre les reliefs calcaires du Tricastin et les premiers contreforts ardéchois, présente une mosaïque de formations superficielles où les limons du Rhône côtoient des sables de Montboucher et des graves fluvio-glaciaires. Dans ce contexte, une analyse granulométrique ne se résume pas à un simple passage aux tamis : la fraction fine, souvent sous-estimée dans les projets de plateforme, commande la sensibilité au retrait-gonflement des limons argileux de la plaine de Valdaine. Nous réalisons l'essai complet, du tamisage par voie sèche et humide jusqu'à la sédimentométrie par densimètre, pour couvrir toute la courbe granulométrique, conformément à la norme NF EN ISO 17892-4. Cette approche permet de classer rigoureusement le sol selon le GTR et la norme NF P 11-300, une étape que les terrassiers locaux intègrent souvent trop tard lorsqu'ils rencontrent des alternances de sable limoneux et d'argile à silex au niveau de la terrasse de Châteauneuf-du-Rhône. Pour les sols graveleux de la basse terrasse, l'analyse granulométrique est systématiquement couplée à un essai à la plaque afin de vérifier la portance après compactage, car un fuseau granulaire favorable ne garantit pas à lui seul un module EV2 suffisant.
Une courbe granulométrique bien calée évite de confondre un sable limoneux drainant avec un limon sableux gélif : à Montélimar, cette distinction change le choix de la couche de forme.
Détails techniques du service à Montélimar

Conditions géotechniques locales à Montélimar
L'erreur la plus répandue sur les chantiers de la région consiste à commander uniquement un tamisage à sec sur un sol limoneux en se fiant à l'aspect visuel d'un sable propre. Le technicien reçoit un échantillon sec, le passe dans une colonne de tamis, et obtient un Dmax et un passant à 80 µm qui paraissent cohérents — sauf que sans lavage préalable, les fines agglomérées restent piégées dans la fraction sableuse, faussant le fuseau de 10 à 15 points de pourcentage. Conséquence directe : un sol classé B5 au lieu de A1, une couche de forme traitée aux liants hydrauliques mal dosée, et une fissuration précoce de la chaussée dans la zone d'activité de la Gare TGV. Nous voyons ce scénario chaque année dans les extensions de lotissements pavillonnaires. Le protocole NF EN ISO 17892-4 impose le tamisage par voie humide avec lavage au tamis de 63 µm ou 80 µm, suivi de la sédimentométrie si plus de 10 % du matériau passe ce seuil — une exigence que nous appliquons systématiquement, même quand le planning du terrassier presse.
Nos services
Notre laboratoire basé en Drôme Provençale réalise l'analyse granulométrique complète sur prélèvement intact ou remanié, et nous adaptons le programme d'essais à la nature du projet. Voici les prestations granulométriques que nous mobilisons le plus fréquemment pour les chantiers de Montélimar et de la plaine de Valdaine.
Tamisage complet avec lavage et courbe granulométrique
Essai de référence pour toute étude G2 AVP ou G2 PRO : tamisage par voie humide sur tamis de 0,08 mm à 100 mm, séchage, pesée des refus, et tracé de la courbe granulométrique semi-logarithmique avec calcul des coefficients Cu et Cc. Livré avec le rapport de classification GTR et USCS.
Sédimentométrie (essai au densimètre)
Analyse de la fraction fine (< 80 µm) par densimétrie, indispensable quand le passant à 80 µm dépasse 10 %. Permet de tracer la queue de courbe granulométrique jusqu'à 2 µm et de quantifier la teneur en argile, critère clé pour le dimensionnement des filtres et des drains dans les remblais.
Identification granulométrique pour couche de forme
Prestation dédiée aux terrassiers : prélèvement en fond de fouille, essai de tamisage rapide avec lavage, et comparaison du fuseau obtenu aux spécifications du marché (norme NF P 11-300). Nous déterminons la classe GTR du matériau et son aptitude au traitement aux liants.
Questions et réponses
Quel est le prix d'une analyse granulométrique complète à Montélimar ?
Le coût d'une analyse granulométrique incluant le tamisage par voie humide et la sédimentométrie se situe entre 100 € et 180 € par échantillon, selon la fraction fine à analyser et le délai de rendu. Ce tarif couvre la totalité de l'essai NF EN ISO 17892-4, le rapport de classification GTR, et la courbe granulométrique sur support numérique.
Quelle est la différence entre un tamisage à sec et un tamisage par voie humide ?
Le tamisage à sec consiste à passer l'échantillon séché directement dans une colonne de tamis. Il sous-estime la fraction fine car les particules argileuses et limoneuses restent collées aux grains de sable. Le tamisage par voie humide, imposé par la norme NF EN ISO 17892-4, lave préalablement l'échantillon sur un tamis de 63 µm ou 80 µm pour séparer les fines, puis sèche et tamise le refus. La différence de passant peut atteindre 15 points de pourcentage.
Pourquoi réaliser une sédimentométrie en plus du tamisage ?
Le tamisage s'arrête à 80 µm. Si plus de 10 % du matériau passe ce seuil, la norme exige une sédimentométrie pour caractériser la fraction silteuse et argileuse jusqu'à 2 µm. Sans cette analyse, on ignore la teneur en argile, paramètre qui commande la sensibilité au retrait-gonflement, le comportement au gel, et l'efficacité d'un traitement aux liants hydrauliques. À Montélimar, les limons argileux de la plaine de Valdaine nécessitent quasi systématiquement cette analyse.
Comment interpréter les coefficients Cu et Cc sur la courbe granulométrique ?
Le coefficient d'uniformité Cu (D60/D10) indique l'étalement de la granulométrie : Cu < 2 traduit un sol uniforme, Cu > 6 un sol bien gradué. Le coefficient de courbure Cc ((D30)²/(D10×D60)) renseigne sur la continuité du fuseau : une valeur entre 1 et 3 caractérise un sol bien gradué. Un sable de Montélimar avec Cu = 3 et Cc = 0,8 présente une courbe discontinue, souvent défavorable au compactage et au drainage.